
"Au-delà des enjeux socio-économiques, il y a la question de la dignité humaine. Celle-ci devrait suffire à faire de la santé mentale une cause politique à part entière."
Clovis Cassan,
MAIRE DES ULIS.
Et si prendre soin de sa santé mentale devenait aussi naturel que prendre soin de sa santé physique ? Fatigue, anxiété, isolement, perte d’envie… nous pouvons tous traverser une période plus difficile.
À tout âge. Et il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ce que l’on ressent.
Du 5 au 18 octobre, les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) nous invitent justement à en parler. Pour cette 37e édition, elles explorent un thème qui ouvre de nouvelles portes : « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts ».
La santé mentale concerne tout le monde. Elle fait partie de notre santé, de notre qualité de vie. Pourtant, on en parle encore trop peu : peur du regard des autres, manque d'informations, ou simplement parce qu'on ne sait pas vers qui se tourner. Derrière ces situations, il y a des femmes, des hommes, des jeunes, des familles, confrontés à l'angoisse, à l'isolement, au découragement, à la souffrance. Personne ne devrait affronter cela seul. Écouter sans juger, oser en parler, demander de l'aide ou tendre la main :
cela peut tout changer. Aux Ulis, la santé mentale est une priorité : prévention, écoute, inclusion. Il s'agit d'informer, de lutter contre les préjugés, d'orienter vers les professionnels et les associations, mais aussi de créer des moments pour se rencontrer, s'exprimer, prendre soin de soi. Du 5 au 18 octobre, les Semaines d'Information sur la Santé Mentale, sur le thème « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts », proposeront des initiatives, à destination de tous les publics. Au cinéma Jacques-Prévert, à l'info Jeunes, au Radazik et ailleurs en ville, la culture et le dialogue ouvriront des espaces pour se comprendre et avancer ensemble.
Chabane CHALAL,
ADJOINT AU MAIRE EN CHARGE DE LA POLITIQUE
SANTÉ ET DE LA TRANSITION NUMÉRIQUE.
Jean-Michel DIDIN,
CONSEILLER MUNICIPAL EN CHARGE DE LA SANTÉ
MENTALE ET DE LA LUTTE CONTRE LES ADDICTIONS.

La santé mentale ne se résume pas à la présence ou non d’un trouble psychique. Comme notre santé physique, elle évolue. Notre environnement, nos relations, notre travail ou les événements que nous traversons peuvent avoir un effet sur notre bien-être. En 2024, 15,6 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé et 6,3 % ont été concernés par un trouble anxieux généralisé, selon Santé publique France. Plus largement, 13 millions de personnes présentent chaque année un trouble psychique en France. Mais derrière les chiffres, il y a surtout des personnes, des proches et des parcours différents. Parler de santé mentale, ce n’est donc pas parler « des autres » : cela peut nous concerner tous. Se sentir triste, stressé ou fatigué ne signifie pas pour autant que l’on souffre d’un trouble psychique. Mais lorsque le mal-être dure, prend trop de place ou rend le quotidien plus difficile, en parler et demander de l’aide peut être un premier pas.
Pas besoin de savoir peindre, chanter ou jouer la comédie. Écouter de la musique, écrire, danser, prendre des photos, dessiner ou simplement découvrir une exposition sont autant de façons de créer, de s’exprimer ou de partager un moment avec les autres. Les travaux de l’Organisation Mondiale de la Santé montrent que les pratiques artistiques peuvent contribuer au bien-être, à la prévention et à l’accompagnement de certaines difficultés de santé, notamment grâce à l’expression, aux émotions et au lien social. Aux Ulis, où la culture et les pratiques artistiques font déjà partie du quotidien, le thème de cette année prend tout son sens.
À l’occasion des SISM, la Ville et l’Agglomération Paris-Saclay proposent des ateliers créatifs, des expositions, des projections et des temps d’échange. Autant d’occasions de créer, se rencontrer, parler de santé mentale autrement et découvrir les ressources qui existent près de chez soi. Parce que prendre soin de sa santé mentale peut aussi commencer par quelque chose de très simple : s’accorder un moment, aller vers les autres et ne pas rester seul avec ce que l’on ressent.
Aux Ulis, la santé mentale est désormais un sujet à part entière de l’action municipale.
Prévention, accompagnement, addictions, accès aux ressources : la Ville souhaite mieux prendre en compte ces enjeux dans ses différentes politiques publiques.
Dès octobre 2025, le maire Clovis Cassan écrivait dans le Vivre aux Ulis : « Au-delà des enjeux socio-économiques, il y a la question de la dignité humaine. Celle-ci devrait suffire à faire de la santé mentale une cause politique à part entière. » Il appelait également à mieux intégrer cette question dans l’ensemble de l’action publique. Cette orientation se traduit aujourd’hui dans l’organisation du nouveau Conseil municipal : une délégation consacrée à la santé mentale et à la lutte contre les addictions a été confiée au conseiller municipal Jean-Michel Didin.
L’objectif affiché : mieux prévenir, mieux orienter et mieux accompagner, tout en faisant de la santé mentale un sujet dont chacun puisse parler plus facilement.
MON SOUTIEN PSY
Le dispositif permet, dès l’âge de 3 ans, de bénéficier jusqu’à 12 séances d’accompagnement psychologiques par an, auprès d’un psychologique conventionné par l’Assurance Maladie.
Un CMPP aux Ulis pour les enfants et les jeunes
Le Centre Médico-Psycho-Pédagogique (CMPP) accompagne les enfants et les jeunes de 0 à 20 ans qui rencontrent des difficultés pouvant avoir un impact sur leur quotidien, leur scolarité ou leur développement : difficultés psychologiques ou scolaires, troubles du langage, retards de développement…
Aux Ulis, le CMPP est installé à l’Espace 128 depuis décembre 2024.
Géré par l’association L’Essor, il a pu ouvrir avec le soutien de la Ville, qui met les locaux à disposition.
Sur place, les jeunes et leurs familles peuvent être accompagnés par une équipe composée notamment de psychologues, pédopsychiatres, psychomotriciens, orthophonistes, éducateurs spécialisés et assistants sociaux. L’objectif : comprendre les difficultés rencontrées, proposer un accompagnement adapté et aider chaque jeune à avancer dans son quotidien, à l’école comme dans sa vie sociale.