Image d'illustration de L'ouverture de l'hôpital Paris-Saclay

Au terme de 3 années de travaux, le Groupe Hospitalier Nord Essonne procède enfin à l’emménagement du nouvel hôpital Paris-Saclay. Le 3 juin a marqué une première étape symbolique avec l’accueil des premiers patients. Dans les semaines à venir, différents services de soins rejoindront progressivement le nouvel établissement avec à terme, un emménagement final prévu fin juin. 

Focus sur les nouveautés et l'offre de soins

Alors que cette ouverture s’accompagne d’une réorganisation complète de l’ensemble des autres sites (Longjumeau, Maison de l’Yvette, Juvisy, Orsay), la municipalité reste vigilante et engagée sur la question cruciale de la mobilité. L’accès au nouvel hôpital doit être assuré via des transports en commun pratiques et accessibles à toutes et à tous, afin que chaque Ulissienne et Ulissien puisse bénéficier de soins sans entrave. La Municipalité s’emploie activement à défendre cette cause, car garantir l’égalité d’accès aux services de santé est un impératif social.

Le mot des élus

L’hôpital de Paris Saclay a ouvert enfin ses portes le 3 juin, réunissant principalement les services des centres hospitaliers de Longjumeau et d’Orsay. Cet établissement moderne promet une offre de santé diversifiée, répondant aux besoins du territoire.
Le nouvel hôpital proposera plusieurs services spécialisés, dont :

•    Un hôpital de jour dédié aux maladies rares et génétiques nécessitant un suivi intensif
•    Un hôpital de jour neuro
•    Un service de médecine infectieuse
•    Un service de spécialité médicale universitaire en gastro-entérologie

En plus de ces services, l’hôpital accueillera des activités de médecine, de chirurgie, et d’obstétrique. Les patients bénéficieront de plateaux médicaux-techniques de pointe, comprenant l’imagerie, laboratoire, pharmacie et stérilisation. Un service d’urgence pédiatrique et adulte sera opérationnel 24 heures sur 24, assurant une prise en charge rapide.
L’hôpital de Longjumeau continuera de proposer une offre de proximité essentielle, comprenant un service d’urgence, un centre de consultation de soins urgents et un centre de soins gériatriques. De plus, la Maison des femmes Olympe sera disponible pour soutenir les femmes ayant subi des violences.

Malgré ces avancées, la réduction du nombre de lits causée par la fermeture des hôpitaux de Longjumeau et de Juvisy reste une préoccupation majeure. L’équipe municipale s’engage à rester vigilante face à ce défi crucial, afin de garantir à toute et à tous un accès facilité aux soins.

Emilia Ribeiro,ADJOINTE AU MAIRE EN CHARGE DU BIEN VIEILLIR, DE L’ACCÈS AUX SOINS ET AUX RELATIONS INTERNATIONALES

Jean-Michel Didin,CONSEILLER MUNICIPAL EN CHARGE DE LA SANTÉ
 

Un nouvel hôpital sur le territoire essonnien

Avec ses 49 000 m², le nouveau bâtiment de l’hôpital Paris-Saclay souhaite incarner une vision moderne de la santé publique. Il abrite plus de 480 lits et 9 salles de bloc opératoire. Des services de chirurgie, de médecine et de médecine intensive, incluant la réanimation, les soins intensifs polyvalents, pédiatriques, cardiologiques et neurovasculaires y sont prévus. La maternité, quant à elle, se prépare à accueillir plus de 3 000 naissances par an, avec pour objectif de répondre aux besoins des familles sur le territoire.

Répondre aux besoins des patients et des agents

Le nouvel hôpital Paris-Saclay est doté d’une architecture «horizontale» avec ses larges ouvertures sur l’extérieur et ses nombreux patios, inondant les espaces de lumière naturelle. Les chambres ont été conçues pour répondre au confort des patients, avec une salle de bain privative, du mobilier adapté aux différentes pathologies et une ventilation bioclimatique qui assure chaleur en hiver et fraîcheur en été. 
Un plan d’équipement chiffré à hauteur de 23 millions d’euros a été mis en place (matériels de bloc opératoire, fauteuils, lits et brancards, matelas de prévention des escarres, lève-malades motorisés, transports logistiques robotisés). L’objectif est d’améliorer les conditions de travail des soignants et garantir l’accueil de qualité des patients. Le nouvel hôpital compte 90% de chambres individuelles, des circuits de prise en charge simplifiés et optimisés, et le développement des soins ambulatoires sur des plateaux dédiés. Le bâtiment inclut également des parkings pour le personnel et les patients, ainsi qu’une crèche pouvant accueillir près de 50 enfants, pour une prise en compte du bien-être et des besoins du personnel.

Être à la pointe de l’innovation et de l’excellence en matière de soins

Tel est le pari que se fixe le nouvel hôpital Paris-Saclay. L’hôpital compte s’appuyer sur le numérique, dans la gestion du dossier des patients jusqu’à la livraison des produits par un système de transport autonome. Un nouveau plateau technique de pointe avec notamment un système d’assistance vidéo pour le chirurgien au bloc opératoire et du matériel d’imagerie médicale de dernières générations sont aussi prévus. L’offre de soins comprendra des hôpitaux de jour dédiés à la neurologie, aux maladies métaboliques ou encore un service de maladies infectieuses. L’établissement proposera des soins d’accompagnement, comme de l’ostéopathie en maternité, des soins de support en oncologie, de l’activité physique adaptée en pédiatrie et de la musicothérapie en neurologie.
Le nouvel hôpital va offrir des filières d’excellence en partenariat avec des équipes médicales universitaires de gastro-entérologie avec l’AP-HP et de cancérologie avec l’Institut Curie. D’autres partenariats et des projets sont aussi prévus avec le Commissariat à l’Energie Atomique.

Quelques chiffres

Le chantier 

  • 247M€ d’investissement et 73M€ d’aides nationales et régionales
  • 49 000 m2
  • 300 ouvriers au pic du chantier
  • 70 prestataires  
  • Un calendrier tenu pour un projet décidé en 2018

Un hôpital adapté aux nouveaux usages 

  • 440 lits et 40 places 
  • 44 lits de soins critiques 
  • Des circuits adaptés aux crises épidémiques 
  • 40% de séjours ambulatoires 
  • 90% de chambres seules 

Un plateau technique de pointe

  • 9 salles de bloc opératoire
  • 3 salles de chirurgies légères
  • 3 salles d’endoscopie
  • Un matériel biomédical renouvelé pour 11.5M€
  • Une maternité pouvant accueillir jusqu’à 3 000 naissances

Quels changements sur les autres sites du groupe hospitalier Nord Essonne ?

L’ouverture du nouvel hôpital est suivi d’une reconfiguration de l’offre de soin du Groupe Hospitalier Nord Essonne. Les sites concernés sont ceux de Longjumeau, Juvisy-sur-Orge, Orsay et la Maison de l’Yvette.

Le site du Juvisy-sur-Orge

Le site de Juvisy-sur-Orge sera à terme reconfiguré avec la construction d’une structure dédiée à la réadaptation (180 lits et 43 places d’hospitalisations de jour) au sein de laquelle resteront implantés l’offre d’urgence et le SMUR du GHNE. En juin 2024, le service d’urgence du centre hospitalier de Juvisy-sur-Orge sera installé au centre hospitalier de Longjumeau, le temps de la réalisation de travaux sur le site de Juvisy-sur-Orge. Par conséquent, une activité de consultation sans rendez-vous sera assurée à partir de juillet 2024. L’antenne SMUR existante est par ailleurs maintenue.

Le site de Longjumeau

Le site deviendra un hôpital de proximité qui va se recentrer sur les maladies chroniques et la prise en charge des personnes âgées. Il comprend : une antenne d’urgences H24 et un SMUR, une offre d’imagerie privée, un service de soins palliatifs, un secteur de soins de suite et de réadaptation gériatrique, un hôpital de jour de médecine et un service d’hospitalisation de médecine.

Le site de la maison de l'Yvette

Le site de la Maison de l’Yvette, à Orsay, poursuivra ses activités de réadaptation gériatrique et neurologique, ainsi qu’en matière de santé mentale et d’addictologie.

Le long combat pour une liaison directe et efficiente en transport en commun

Inscrite dans le programme de la majorité municipale, la question du lien entre le plateau des Ulis et celui de Saclay, en particulier le secteur du Groupement Hospitalier Nord Essonne (GHNE), a fait l’objet de longues discussions avec la Région (IDFM), autorité compétente pour décider des évolutions et augmentations de l’offre de transports en commun. « En début de mandat, nous avons découvert amèrement que ce n’était pas parmi les priorités d’Île-de-France Mobilités », témoignent conjointement Djallal Bourada et Clovis Cassan. « Nous avons dû négocier et nous appuyer sur l’expertise du service mobilités de l’agglomération pour obtenir, de la part de la région, des garanties à la hauteur de l’enjeu. » En effet, les seules propositions existantes n’offraient ni la liaison, ni la fréquence, ni l’amplitude adéquates pour permettre aux usagers des Ulis et des communes riveraines de se rendre dans leur hôpital de proximité. Avec l’appui de la direction du GHNE, qui a fini par s’inquiéter de ne rien voir de concret arriver et le soutien d’Île-de-France Mobilités « nous avons demandé à l’opérateur de travailler sur une ligne plus efficiente, aujourd’hui, nous sommes dans une dynamique positive avec IDFM mais nous ne voulons surtout pas faire du lancement de ces lignes un échec » souligne Djallal Bourada. « Nous avons dû privilégier une mise en place séquencée plutôt que de lancer toutes les lignes trop vite et de prendre le risque de vivre un démarrage chaotique comme nous avons vu récemment pour la ligne T12, par exemple. » Dans un premier temps, à compter de juin, les Ulissiens pourront rejoindre l’hôpital en empruntant la ligne 9 puis la ligne 91.06 en correspondance à la gare du Guichet. Ils pourront également utiliser la ligne 91.05, qui assurera une nouvelle liaison directe, quant à elle depuis la Queue d’Oiseau ou le rond-point de Mondétour. Puis, dans un second temps, une ligne assurera le lien direct vers l’établissement avec un parcours, une amplitude et une fréquence attractifs. « Les discussions continuent, d’autant que nous avons obtenu des garanties sur l’augmentation de l’offre sur certaines lignes des Ulis, pour les lignes 2 et 5 notamment dans les prochains mois » précise Clovis Cassan. « Il semble préférable que l’ensemble de ces évolutions débutent en même temps pour faciliter la communication vers les usagers et faciliter le travail des conducteurs. » Les deux élus, mobilisés sur la question des transports en commun, reviendront dans ces lignes et via les autres médias pour expliquer les avancées obtenues dans les prochaines semaines.